• L'Orang-outan


     

    L'Orang-outan


    L’orang-outan est le plus discret et peut-être le plus méconnu des grands singes, c’est aussi le seul d’entre eux qui vit en Asie, ses cousins étant tous africains. Autrefois présent à travers toute l’Asie, jusqu’en Chine et en Thaïlande où une dent fossile âgée de 10 millions d’années ressemblant étrangement aux dents des orangs-outans actuels a été découverte très récemment; la distribution actuelle des populations d’orangs-outans se limite aux seules îles de Bornéo et de Sumatra en Indonésie et en Malaisie.


     

      Deux femmes ont joué un rôle de pionniers dans la connaissance et la protection du plus secret des grands singes : Barbara Harrison, en apprenant à élever de jeunes orangs-outans orphelins et en développant un programme international de protection de l'espèce ; Biruté Galdikas, en tentant la première étude à long terme sur l'orang-outan sauvage.

      Dès 1960, Barbara Harrison recueillait de jeunes singes orphelins et s'efforçait d'apprendre à les soigner et à les élever à la « mode orang-outan ». Habitant à Kuching, la capitale de Sarawak (Bornéo), elle hébergea longtemps les animaux dans sa maison avant de découvrir l'importance précoce des nids dans les arbres. Elle n'avait que l'expérience pour guide, aucun document n'existant alors sur l'élevage des petits orangs-outans. Son livre, Orang Utan (en anglais), raconte l'émouvante histoire de ses rapports avec ses « enfants » singes. Les animaux qui passaient par son centre de réhabilitation, installé dans les 15 km2 du parc national de Bako, étaient ensuite relâchés dans la nature ou confiés à des parcs zoologiques à qui elle indiquait comment en prendre soin et rendre possible leur reproduction en captivité...

     

    Orang outan mâle

     

     

      Quand, en 1971, Biruté Galdikas s'installa dans la réserve de Tanjung Puting, au sud du Kalimantan (Bornéo), pour étudier les orangs-outans sauvages, elle savait qu'il lui faudrait longtemps avant de pouvoir se repérer dans cette jungle marécageuse et de réussir à les approcher. Après les avoir pistés pendant des journées entières, elle finit par habituer de vieux mâles à sa présence. Au début, ils lui jetaient des morceaux de bois à la tête pour la décourager ; par la suite, certains se laissèrent approcher à quelques mètres. Mais elle dut attendre plus d'une douzaine d'années pour observer certaines femelles.

     

     

      Les Malais l'ont baptisé "orang-outan" ce qui signifie "homme de la forêt". Certaines tribus pensaient que ces "hommes" avaient été changés en animaux à la suite d'un sacrilège.

    Selon une légende Javanaise, l'orang-outan est doué de parole. Cependant, à la différence de l'homme, il aurait eu la sagesse de ne jamais parler pour ne pas devoir travailler.

     


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